Mme Marie Jeannette DARRIEUTORT, son épouse ; Ses enfants : Régine ; Sylvie et Jean-Louis son compagnon ; Marc et Martine, son épouse ; Laurent, Thibaut et Maïsa, ses petits-enfants ; Parents, alliés et amis ont la douleur de faire part du décès de Monsieur Louis DARRIEUTORT

 

 

Chevalier de l'ordre national du Mérite Médaillé militaire Ancien président-directeur général du port de plaisance de Beaulieu-sur-Mer.

 

Survenu le 11 juillet 2013, à Villefranche-sur-Mer.

 

Un dernier hommage lui a été rendu le vendredi 19 juillet 2013, à 15 heures,
en l'église Saint-Michel à Villefranche, suivi de l'inhumation dans le caveau familial.

 

Texte dit en l’Eglise Saint Michel de Villefranche sur mer :

 

« A notre très cher Papa tant Admiré,

 

Papa, ta famille sait que, par pudeur, tu n'aimais pas parler de toi.

 

Mais, en cette circonstance ou tous ceux qui t'ont côtoyé sont réunis, nous nous devions de partager quelques pages d'un parcours hors du commun que, avec maman, tu as su construire.

 

 

Né à Mont de Marsan dans les Landes le 24 février 1928 sous le signe prédestiné du poisson, tu fus cruellement abandonné a la naissance et confié à l'assistance publique qui te plaça en familles d'accueil successives;

 

Dans l'une de ces familles landaises, dans le village de LACRABE, tu fus place chez un homme d'honneur qui t'apprécia à ta juste valeur, t'emmenant adolescent de février 1942 à 1944 avec lui jusqu'à la frontière espagnole ou, ensemble, et à plusieurs reprises, vous aidèrent des juifs à trouver refuge; ce grand monsieur fut dénoncée déporté à Dachau ou il mourut le 11 janvier 1945.

 

Chaque retour dans tes Landes natales, même au stade le plus dur de la maladie, était prétexte à faire revivre la mémoire de cet homme devenu héros qui t'avais aimé et que tu ne cessas jamais d'admirer.

 

 

Malgré ce début d'existence difficile, et dont tu n'aimais guère parler, tu fus, d’aprés tes camarades de classe réunis en 2003 dans ta région natale, l’un des plus brillants à l'école ou déjà ta force de travail, ta ténacité et la vivacité de ton intelligence forçaient l'admiration de tous.

 

 

Après plusieurs activités professionnelles durant ta première jeunesse, vint le temps des passions :

 

une première passion pour la marine nationale que tu épousas à l’âge de 20 ans embarqué, ou à terre, tes qualités de gestionnaire administratif et financier ("fourrier") furent remarquées et appréciées pendant plus de 22 ans tant en France qu'à l'étranger (notamment : Cherbourg, Brest, Toulon, Saint Mandrier, mais aussi Mayotte, Madagascar, La Réunion, le Maroc, le Sénégal, la Polynésie Française…);

 

À la fin de cette période dans la royale en 1970, tu reçus, en reconnaissance de tes brillants services, la médaille militaire.

 

Cette passion dévorante pour la marine se doubla d'une seconde passion pour ton épouse ta Jeannette, ta bretonne que tu épousas à quimper le 29 janvier 1954 et qui, non seulement te donna ce que tu voulais tant, une famille avec 3 enfants (Marc le garçon dont tu étais si fier; Sylvie la première fille qui t'émerveillait tant; et Régine), mais elle te donna également des ailes pour encore et toujours développer tes qualités de cœur et d'intelligence.

 

En 1970, débuta une troisième passion, civile celle-ci au sein de la société anonyme du port de plaisance de Beaulieu sur mer ou tu officias pendant plus de 30 ans jusqu'à en devenir le PDG;

 

Tu en profitas alors pour t'engager, sur la côte d'azur, à paris ou ailleurs, dans tous les organismes locaux et nationaux au sein desquels tu pensais qu'il était bon de voir défendre les intérêts des ports privés de la région paca; entre autres, tu devins délégué consulaire à la chambre de commerce et d'industrie de Nice, Trésorier de la Fédération Française des ports de plaisance, membre de l'union patronale des alpes maritimes (UPAS),et de l'ASO 06 (spécialisée dans la formation ).

 

Ta famille pensait que ta passion pour la plaisance, et pour "ton port de Beaulieu" aurait un jour raison de ta sante; mais tu lui répondais alors :"ce n'est pas un travail, c’est un plaisir".

Décembre 1999, l'heure de la retraite à 72 ans, et enfin le temps de vivre une nouvelle passion, les croisières avec maman qui vous menèrent entre autres jusqu'en Patagonie.
Mais, tu ne devais couper le lien ni avec l'association des médaillés militaires, ni bien sur avec l'association des anciens Marins.

En avril 2004, cerise sur le gâteau pour Toi l'enfant de personne, et une fierté indicible pour nous ta famille, ton élévation au grade de chevalier de l'ordre national du mérite en présence de Monsieur le Maire Gérard Grosgogeat et de Monsieur Michel Mosser, architecte de la croix de lorraine.

Mais, début 2006, la maladie d'Alzheimer devait te toucher et ne plus te lâcher.

Avec force et courage, ton épouse, notre maman fît choix de te garder à la maison, refusant de te voir placer en maison spécialisée.

Et puis, ce jeudi 11 juillet 2013, brutalement à la maison, tu fus arraché à l'amour des tiens.

Mais, pour nous ta famille, ton épouse, tes enfants, tes trois petits-enfants, Laurent-Thibaut-Maisa, saches papa que tu n'es pas parti...

En chacun d'entre nous, restent inscrites à jamais les valeurs essentielles auxquelles avec maman tu étais si attaché et que nous tentons et tenterons de mettre en pratique, le goût du travail bien fait, le sens des responsabilités, l'amour de la famille et le respect des autres.

Et puis, plus généralement, tu nous as aussi, paraît-il légué, un caractère bien trempé, mais également le goût des voyages et celui de tes landes natales à travers l'odeur des pins, la saveur d'un bon foie gras, ou d'un délicieux confit !

Bien sûr, papa,chacun de nous sait qu'il ne pourra jamais égaler le parcours de vie que tu as su construire et traverser avec maman..
Mais, pour Toi et à ta façon, nous tenterons, en toutes circonstances, de tenir et nous tenir.

Enfin, un grand merci à vous tous pour votre réconfortante présence en cette église de notre enfance à nos côtés, à ses côtés.

 

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